"When the seagulls folow
the trawler it is because
they think sardines will be
thrown into the sea."
"Quand les mouettes suivent
un chalutier, c'est qu'elles
pensent qu'on va leur jeter
des sardines"
« Je suis un homme libre et je
tiens à cette liberté. Je suis
un homme du voyage,
capable, de tout
abandonner pour des
richesses inconnues. En
dehors de ceux qui m'aiment
rien ne me retient. » (France-
Soir 12 Octobre 1992)
« Sur ma tombe je ne veux aucune
inscription. Une pierre vierge, parce que
je voudrais laisser derrière moi le
sentiment d'un grand mystère. »
(L'express, août 1993)
« Avec la Coupe d'Europe,
l'équipe de France ne me
manque pas vraiment. Mais je
suis toujours disponible. Cela
ferait plaisir à certains si je
disais que je ne l'était pas ! »
(NPA, 2 octobre 1996 )
« Je suis exigeant. Je crois qu'il faut avoir honte de perdre. Il faut
toujours rougir de la défaite. » (Le Sport, 12 septembre 1987)
« Je me suis fixé un objectif : être le meilleur. Je n'y arriverais
peut être jamais, mais, au moins je vis pour quelque chose. » (Le
Nouvel Observateur, 12 Novembre 1989)
« Dans le passée quand j'ai essayé de me corriger, j 'ai
perdu mon football. »
« Sans me comparer à Mac Enroe : est ce que vous pensez
vraiment qu'il aurait possédé les mêmes coups, la même
inspiration avec le caractère de Borg ? Impossible ! »
« La Marseillaise elle ne me fait plus rien. J' ai joué plus de
quarante fois en équipe de France. Je l'ai écoutée plus de
quarante fois. C'est comme un disque. Tu l'écoutes. Quand tu en
as marre, tu le ranges. Terminé. Je joue pour une équipe, des
copains, pour le plaisirs du football et celui des gens qui
viennent. »
« Pourquoi devrait on
respecter les hymnes ?
C'est le bordel la vie.
Faut continuer dans le
bordel. L'ordre, ça me
tue. Je ne suis pas un
soldat. Le foot , ce n'est
pas le défilée du 14
Juillet. Le foot, c'est
léger. »
« Chez moi, le plaisir aura toujours une valeur supérieure à
l'argent. Et mon comportement ne changera pas en fonction de
l'argent que je gagnerai ou pas. Traitez-moi de démago, rien n'y
fera ! Je suis prêt à tout assumer : mon caractère instable, mon
manque de réflexion, mes mouvements d'humeur, mon insuffisance
de formation, mais je jure que jamais, jamais l'argent ne me fera
courir plus vite, sauter plus haut, bref, ne me fera sortir de moi-
même. »
« Ma famille ils sont simples, très simples et rigolos. A la maison, on
passe toujours des heures à table. C'est la famille à l'italienne, avec de
la chaleur, des cris, des rires et des engueulades. Aujourd'hui encore,
lorsque mon père et ma mère ont des mots pour un rien, les larmes me
viennent aux yeux. Je déteste la dispute entre les gens qui s'aiment. Et
j'en pleure. Mes frères sont différents. C'est ma nature, je n'y peux
rien. »
« Rebelle, aujourd'hui, ce mot ne veut plus rien dire. Tout le monde se
l'accapare. Il est tombé dans le domaine public. Les rebelles ? On ne sait
plus qui sont les authentiques et les faux. L'apparence de l'homme n'a pas
d'importance. Elle n'en a jamais eu. C'est l'intérieur qui compte. Etre fidèle
à sa morale. Ne pas avoir à rougir. Ne pas avoir honte de soi.»
« J'aime peindre la folie. Tout ce qui me traverse la
tête. Un mélange de statue de la liberté, de tour
Eiffel, d'hélice qui tourne. Ma peinture ? Un sac de
nœuds ! Quand je peins, c'est un peu comme quand
je marque un but. Je ne suis plus dans le réel. Je
décolle. Une sensation si puissante qu'elle me
dépasse. Je suis seul au monde. Je suis fou et
j'aime. »
« Je ne peux pas dire que
je connaissais
l'Angleterre. En dehors
des préjugés des Français
sur les Anglais, je ne
savais pas vraiment où
j'allais. C'était l'inconnu. »
« Les Britanniques aiment la terre, la nature, les animaux. Ils apprécient les
vraies valeurs, celles que mon père a essayé de m'inculquer. Le reste est
littérature. »
« Je me sens proche de la jeunesse
insolente et pleine de vie de cette
région . L'avenir nous séparera peut-
être, mais nul ne peut nier que,
derrière ses tristes carreaux,
Manchester abrite un amour insensé
du football, de la fête et de la
musique. »
« Comment un fils d'Italiens, un Marseillais, peut-il s'adapter à Manchester ? J'ai ma réponse :
je suis de passage. Dans l'existence, parfois, on trouve des mots qui font du bien. J'ai trouvé :
de passage. Quand j'ai un problème en Angleterre, je me dis : je ne suis pas d'ici. Quand j'ai un
problème en France, je me dis bientôt, je retourne sur mon île. Et je me sens bien. Parce que je
ne m'investis dans rien. Je n'appartiens à personne. Je deviens plus con, parce que je me sens
moins concerné. Je réfléchis moins. Je me sens allégé. »
« Je me vois un peu comme
le Robin des Bois des
temps modernes. Voler
aux riches pour donner
aux pauvres. Si je n'avais
pas fait de foot, j'aurais fait
des trucs comme ça.»
« Les partenaires dopés, je ne les méprise pas, mais j'ai
du mal à comprendre. Comment ils font pour n'avoir
aucun amour-propre, aller signer des autographes à des
gamins, s'accepter ? »